L’homme qui savait la langue des serpents

Introduction

On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle présentation de livre en début de Printemps annonçant le retour de notre belle nature! Une pépite venue d’Islande sous la plume enchanteresse d’Andrus Kivirähk.
   Comme je peux facilement me laisser charmer par une couverture de livre, cet intriguant lézard vert qui est en réalité une salamandre n’a pas manqué de retenir mon attention. Le résumé est prometteur, allez hop je l’embarque avec moi. Et puis, un auteur islandais c’est plus rare dans nos contrées.
Je peux vous affirmer n’avoir aucun regret à avoir craquer, car ce bouquin fait partie de mes gros coups de cœur de tous les temps! Il y a un zeste de magie dans l’histoire contée que je ne saurais expliquer, mais ce livre m’a captivée du début à la fin.
Couverture du livre représentant une salamandre.
L’homme qui savait la langue des serpents (recto)

Histoire

« L’homme qui savait la langue des serpents » raconte l’histoire de Leemet, un jeune garçon né et habitant les forêts d’Estonie pendant l’époque médiévale. Alors que son peuple possède un lien fort avec la nature qui leur sert d’habitat, des étrangers venus en bateau s’installent sur l’île et amènent un mode de vie complètement différent du sien.
En effet, le jeune homme et ses semblables sont amis avec les serpents et peuvent parler leur langue, ils ne mangent que de la viande d’élans capturés dans les bois et ont une vie des plus simples. A l’opposé, les étrangers se dédient principalement à l’agriculture et à la dévotion à Dieu et à la religion chrétienne.
Leemet se retrouve ainsi partagé entre l’amour qu’il porte à son mode de vie et sa curiosité envers les villageois et leurs mystérieux outils. D’un autre côté, le comportement des villageois le dépasse, pourquoi utiliser tous ces outils pour chasser et cultiver le grain alors qu’on peut simplement attirer du gibier en leur parlant la langue des serpents?
Autre fait particulier, le protagoniste fait partie des derniers de son peuple à pratiquer cette langue, ses confrères l’ayant oublié ou ne voyant pas d’intérêt à communiquer avec les serpents. Pourtant, Ints un serpent avec qui le jeune homme se liera d’une grande amitié lui apprendra que les humains et les serpents sont amis depuis longtemps et se considèrent comme des frères.
 Devenant peu à peu le dernier vestige de sa civilisation, Leemet voit la plupart des siens rejoindre le village et laisser derrière eux leur ancienne vie au sein de la nature.
Avec tout ça, une légende raconte qu’autrefois une gigantesque salamandre apparaissait pour chasser les envahisseurs, mais les habitants natifs ne sont plus assez nombreux pour l’invoquer comme leurs ancêtres…
Verso et résumé du livre
Verso et résumé du livre

Avis

Quel bonheur cette lecture! Elle m’a laissée sous le charme avec son univers et son histoire originale, son lien avec la nature ainsi que ses personnages attachants, drôles, farfelus ou au contraire méprisables.
Excellent conteur, Andrus Kivirähk fait preuve de beaucoup d’imagination dans son récit et ses personnages.
     Amoureuse de la nature, j’ai beaucoup apprécié le fait que le protagoniste réside dans la forêt même et cohabite avec les serpents et les ours. Les serpents sont particulièrement attachants et leur vision des humains est plutôt drôle notamment par le fait qu’ils ressentent pleinement l’absurdité de certains de leurs actes.
D’autres personnages originaux apparaissent comme les deux australopithèques éleveurs de poux ou les ours dragueurs qui peuvent communiquer avec les humains, mais ne sont pas très malins.
 On passe du rire aux larmes, le livre enchaîne des moments très drôles et cocasses surtout dans les premiers chapitres, mais le ton s’assombrit en même temps que Leemet voit son monde s’évanouir.

Contexte historique

Je ne saurais définir avec certitude ce que l’auteur a voulu exprimer dans ce livre, car plusieurs thèmes se détachent et pourraient faire office de message.
Est-ce la rencontre de l’homme avec la nature, les traditions et le paganisme face à la religion, la modernité face à l’ancien, peut-être un mélange de tout ça.
Ici, on se moque autant de certains religieux chrétiens que de certains habitants des bois enfermés dans leurs traditions désuètes.
 L’auteur y a ainsi fait un parallèle avec l’histoire de L’Estonie où les habitants natifs ont connu l’arrivée des chevaliers germaniques qui ont conquis et imposé le christianisme au pays pour remplacer le paganisme et changer la société estonienne de l’époque.

Conclusion

Vous devez peut-être penser que je suis enthousiaste pour chaque livre et que j’aime tout ce que je lis. En vérité non, je ne fais des articles que sur ceux qui ont été des coups de cœur ou qui m’ont inspiré à rédiger. 🙂
Ayant adoré « l’homme qui savait la langue des serpents », je souhaite enchaîner avec une autre œuvre du même écrivain et dont j’ai entendu beaucoup de bien « les groseilles de Novembre ».
A très bientôt!
Pat

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